nepasdormir

Un blog pour autopsier les mots et les images ---- Des mots cafards qui s'échappent dans tous les sens des images éventrées.-------- Un blog pour ne pas dormir.

lundi 29 décembre 2008

la vie continue, vous en reprendrez bien une tranche !

ANIM_2008

Avant de lui enfoncer dans l’anus sa matraque et d’appuyer de tout son poids pour lui crever l’intestin, le sergent Johns incisa au cutteur sur le torse de M’Ahmed « bonne année »
Jean écrivit sur un morceau de papier « bande d’enculés » puis il plaça son arme de service contre sa tempe et appuya sur la détente au moment précis ou les voisins gueulaient par la fenêtre « bonne année »
David largua son chapelet de bombes au phosphore sur les immeubles d’habitations indiqués sur son écran de contrôle, il pouvait maintenant prononcer les mots de code «Rosh Hashana" pour annoncer la réussite de sa mission.
« Bonne année » murmura Louise. Ce matin, un camion avait croisé sa route. Désincarcérée de la tôle et amputée des deux jambes, une infirmière lui installait une perfusion.
Pierrot (16 ans) avant de rentrer dans le lit de sa sœur (11ans) et de se blottir nu contre-elle, ouvrit en grand les boutons de la gazinière. Lorsque les parents rentreront du réveillon du nouvel an, ils auront une sacrée surprise.

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histoire du Livre racontée aux enfants atteints de septicémie

En vérité je vous le dis, au début des Temps était le livre du rire, des aphorismes, des sophismes et des blagues de culs.
Puis des hommes décidèrent que ce livre était sacré.
Ils parcoururent le monde en le brandissant vers le ciel, en assenèrent des coups violents sur ceux qui doutaient et brulèrent ceux qui riaient.
Les enfants furent élevés dans la peur du Livre, les adultes obligés de se réunir pour le psalmodier pendant des heures et les vieillards chargés de mourir en l’emportant de mémoire dans l’au-delà.
Cela aurait pu durer ainsi très longtemps, mais le Livre commençait à s’effacer et les textes à de-venir illisibles.
Les gardiens du Livre se réunirent pour tenter de rédiger les lignes disparues. Cela fut très difficile, car chaque mot manquant devenait l’objet d’âpres discussions, d’assassinats ou de guerres pour défendre telles interprétations ou telles traductions. Ces luttes rendirent la compréhension du texte de plus en plus obscure voir impossible. Après s’être étripés à coup d’arguments et de massacres, les gardiens se séparèrent très fâchés, chacun emmenant un morceau du Livre. Il y eut ceux qui retirèrent du Livre les blagues de culs, ceux qui abominèrent les aphorismes et ceux qui ne gardèrent que les points-virgules. Une secte même (très minoritaire) ne conserva que les pages vides. Cela aurait pu en rester là, chacun campant dans son coin sur ses positions et ignorant avec mépris les autres, si un gardien plus rusé ne déclara un soir de Noël avoir trouvé par le plus grand des hasards la réplique authentique du Livre.
Ainsi commence notre histoire, celle de vous et de moi malaxés dans le maelström de la Folie inoculée par un simple livre de blagues.

Posté par jac_zap à 11:29 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 24 décembre 2008

no comment

Ce soir, il n’y aura pas de fêtes ni de cadeaux, car des soldats ont tiré sur le Père Noël. La consigne était stricte : personne ne doit passer pour éviter un attentat terroriste. L’armée a aussitôt incinéré le corps empêchant ainsi toute autopsie indépendante.

Selon une source non-officielle :
Arrêté à un barrage militaire en début d'après-midi, le Père Noël aurait été immédiatement transféré à la prison de ..... où, interrogé et torturé, il serait mort vers minuit.

Posté par jac_zap à 17:05 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 14 décembre 2008

Dors mon bébé

SAINTE_X___BEBBE_HERPES

Dors mon bébé, j'aime regarder mourir ta respiration
Enfonce toi dans le gouffre de mercure de mes entrailles pour y sucer les hommes passés, sans nom et sans racine, qui tous, les testicules rongées de questions et la bite droite de certitudes, voulaient t'arracher à moi, ta Sainte Usurpatrice vouée à te gaver d'histoires d'enfants crucifiés.

Dors mon bébé, je déteste ton absence plantée en terre.
Moi, la salope ouverte à toutes tes prières et toujours le foutre qui coule entre mes cuisses avec des regrets d'égouts de ta fuite dans mes rêves, je t'étouffe sans hâte en léchant tes yeux clos.

Dors mon bébé, je veille sur toi dans mes veines dilatées.
Peut-être devrais-je te découper les phalanges pour t'apprendre à écrire mes mots, ceux qui te caressent et te donnent l'espoir de me tuer pour arracher ma peau à vif des coups que tu donnes à moi, ta Sainte Purulente de l'Oubli, arraché à ton sommeil de larve.

Dors mon bébé, je suis ton cocon empoisonné d'amour et d'épines.
J'effacerai les traces de tes rêves avec mon sang noirci de haine et nue, moi, ta Sainte Catin de la Castration, je ramperai dans les traces de ton urine pour en absorber à l'ivresse toutes les peurs, les mensonges et les deuils que tu concoctes en traitre qui ne sait pas nager entre les désirs obscènes.

Entends-tu le martèlement des cauchemars casser mes os fragiles
et le sifflement des gaz empuantis de ma fente
se glisser entre tes souvenirs ?

Posté par jac_zap à 19:44 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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