dimanche 11 mai 2008
prière amniotique
Merde et si saigneur de me balancer mon poing quotidien en pleine
gueule ouverte d'aisance et fosse sceptique de con forceps et
débile né sans se soucier du salut militaire.
Je t'envoie un steak plein de colères stérols mais comment se taire
quand ta lumière est arrivée et que mes nuits sont plus calmes
que tes jours sanglants arrivés d'atroces cités dans tes livres
de victoires et de commisérations respectueuses.
Merde et si saigneur de m'avoir donné le foie cirrhosé du doute
con fort, moi ton larbin parmi tous les chiens qui lève la queue
et laisse sa tête de boussole dans le cul des télés à lier nées
dans les asiles de ta gloire.
Tu m'as donné une place assise dans ton enfer me ment tes paroles
de pets ypérites gravés dans la chair faible de tes ouailles
cadencés qui lavent leur croix dans le rôle des bourreaux baptisés
de ton salut éternel.
Merde et si saigneur de m'avoir offert la liberté à crédit illimité
de mes délits de fuite vers le bonheur assuré sur contrat de mordre
et piétiner mon prochain sur ta liste de prix vils au club des
altruistes du m16 légal par mon inique forme de petit soldat de ta
cause au coin des feux de napalm et d'élimiNation.
Tu m'as emmené nulle part car je suis sang et blâme de la monstruosité
de l'ordre binaire de ton troupeau.
lundi 5 mai 2008
pulsion

mardi 29 avril 2008
Position du missionnaire
misère, misère, misère,…..Compréhension du rôle et
position artistique.
Je soutiens qu’il faut faussement poser
son cul culbuter dans l’altitude ou l’attitude du discours qui court après son
sens (interdit ?) et ceci fraichement car la date de validité est dépassée ou
repassée par l’abandon de la panse pensée politique du monde de l'art rance.
Evidement, je ne veux pas dire mais je dis tout et son contraire qu’il faut
traire la sensibilité à “fleur de peau” de chaque artiste/ autiste mais
correctement torché politiquement.
Je soutiens que l’art show est aveugle et manipulable dans
tous les sens
et postures du Kama sutra et que le besoin de spectacle comble
l’ignorance
des spectres acteurs sur leur entité. L’état de manque est
partouze et les doses
ne sont pas dans les squats d’état ni dans les
musées aseptisées à l’eau de
javel. La blancheur pub du fric et les
conseillers en investissements sont cachés dans les vitrines
des peep shows culturels.
Je soutiens que sans foncer la tête dans les lieux de
mémoires à asiles
éventrés est la racine
de la dissidence, que l’éjaculation narcissique
(oh!c’est bOOO,je jouis…), la promotion des boites à culs aux rayons X
et des images stérilisées sont
les gaz soporifiques des banquiers,
de leurs chiens lettrés et des rats lobotomisés.
TOUT est peau cible au bord du vide.
dimanche 27 avril 2008
hygiène du corps

La saleté est le lit sur lequel se vautre la propension à
l’abandon de
soi, l’oisiveté, la paresse et la débauche. Tous maux de la
dégénérescence morale et de la délinquance qui gangrènent notre
société. Ces
quelques conseils, suivis avec soin et une assiduité
journalière par les
parents et institutions, sont les remèdes qui
permettront d’installer de
manière durable une attitude respectueuse
des valeurs morales à notre jeunesse.
Les mains
Couper les ongles jusqu'à la chair et retirer la lunule au
rabot.
Ouvrer les paumes et les interstices des doigts, fixer
l’ensemble avec des tiges maintenues de liens. Ainsi tenue, la main prendra une
position correcte pour être nettoyée avec un désinfectant qui supprimera
définitivement toutes traces de sperme ou de cyprine. Pour la nuit, des gants
spéciaux sont préconisés pour éviter les caresses intimes qui éloignent du
sommeil réparateur.
La bouche
Elle est l’orifice d’où sort la pensée et à ce titre doit
être particulièrement entretenue.
Limer les dents pour éviter les morsures profondes. En cas d’agressivité récidive,
n’hésitez pas à les extraire et les remplacer par un appareil dentaire.
Brosser les gencives et la langue pour les débarrasser des
matières en putréfaction qui embarrassent les idées et compromettent toute
sociabilité.
Une bouche laissée ouverte est le signe d’un repli égoïste et
d’évasion dans des rêves souvent malsains. Pour y remédier, n’hésitez pas à
maintenir fermé l’orifice par quelques points de sutures aux commissures des
lèvres.
Les parties intimes
Passer et repasser une brosse dure dans les moindres plis de
l'anus et
du scrotum. L'odeur tenace des selles doit être supprimée par
des
lavements : Enfoncer un tuyau souple dans le rectum et verser quelques
litres
d'eau bien chaude additionnée d’une pincée de gros sel.
Pour les garçons, décalotter le prépuce et frotter au crin, n'oubliez
pas de maintenir la peau de la hampe avec une pince pendant le séchage.
Pour les filles, écarter les lèvres du vagin, rentrer des embouts
ouatés imprégnés de désinfectant. Forcer au fond et ne vous laissez pas
impressionner et attendrir par les cris ou les pleurs.
Pour maintenir l’hygiène des parties intimes, il est
préconisé le port
de sous vêtements serrés et de matière rugueuse pour éviter
les
frottements générateurs de troubles. Un examen régulier de ces vêtements
permet de punir les entorses aux règles mais aussi d’en constater les
bienfaits
et progrès.
Cette liste n'est pas exhaustive, il est recommandé de la compléter
selon les circonstances et la gravité des désobéissances.
samedi 26 avril 2008
pléonasme interdit

Je danse sur le bide de ta réalité et malheur si je me
prends les pieds
dans les plis boursoufflés de tes règles. Dis-moi comment tu cries
obsédé par le fric de tes orgasmes de papier glacé? Ton ventre couturé
de
pièges à ressorts, mines bondissantes lacérant de ton sperme
empoisonné mes
rêves et mes désirs. Désirs sans fin de la faim de
mon corps et rêves stéréotypés de mon enfance perdue. Perdu je suis
dans les plis enchevêtrés de
tes gangrènes dans lesquels tu m'entraines.
Entrainer sans fin à comparaitre
devant tes tribunaux pour répondre
de mes révoltes. Laisse tes mains en
évidence et ne me touche pas !
je veux te crever le ventre avec mes pieds
pour en extraire toute
la pourriture de tes vices policés. Je piétine ta
tripaille de
bienséance avec jubilation, le docteur Muybridge ne m’arrêtera
pas,
je l’ai trucidé cette nuit en l’étouffant de mes menstrues.
Je tangue et
pointe sur toi, l’homme objet obèse de toutes les normes
vomies par tes calculs
sordides. Je t’éventrerai libéré dans ma prison d’image.
mardi 22 avril 2008
peau_ésie
Avec un scalpel très fin, il gravait des vers de 12 pieds sur la peau
de son ventre. Les nouvelles entailles se superposant aux anciennes
rendaient les poèmes illisibles. Vers la fin de sa vie, la peau trop
flasque et la main tremblante, il dut renoncer à poursuivre son œuvre.
corps à corps
Au début était le corps nu. Puis vint le froid qui détache les membres
gangrénés, éclate les liquides des yeux, transforme en blocs de glace
les étrons dans le ventre ... Alors on coupa les cheveux et les barbes
des morts pour confectionner des couvertures, on trancha leurs veines
pour recueillir le sang encore tiède, on les écorcha pour tendre leurs
peaux et construire des abris, on retira de leur corps les organes
comestibles pour rassasier notre faim et on brula les restes pour
récupérer la graisse qui, brulait dans nos lampes, émettait une
lumière pour repousser la peur. Sortie des ténèbres, nous pouvions
enfin être humain.
vendredi 18 avril 2008
déjections médicolégales

Pline l'Ancien raconte que les gladiateurs touchés au diaphragme
agonisaient sur le sable des arènes en se tordant de rire. Le savant
arabe Ael-azar (12 ème S.)dans son traité de chirurgie au chapitre des
éventrations décrit ces chrétiens riant aux éclats en s'enroulant avec
leurs intestins. Le Dr Trezel a photographié un phtisique maniaque
pris de fou rire au milieu des spasmes et des crachats sanguinolents de
la toux poitrinaire. A la même période, le Dr Ball a observé une
paralytique sur son lit de mort. Elle ne cessait de répéter avec un
large sourire "Oh! que je suis contente, oh! que je suis contente ..."
L'agonie dura trois jours. Le DR Berton raconte, dans ses mémoires de
la Grande Guerre, les cas fréquents de soldats décervelés par un obus
et amenés hilares au centre de soin. Récemment, le visage d'une fillette
décapitée par l'amant de sa mère, montrait les signes indiscutables de
la joie. Expression qui n'ayant pas échappé à la sagacité des gendarmes
a permis de confondre le criminel.
jeudi 10 avril 2008
Mea culpa
Pour être nihiliste, il me faudrait reconnaitre que rien de ce que nous
sommes ne nous ait été légué. Comme si venu de rien, partant de rien et
commençant TOUT, sans filets ni handicaps.
Je suis né d’un ver de
terre contorsionniste et mon corps en garde les stigmates. Avec
souplesse je m’arrange de n’importe quelle réalité et avale toutes les
vérités. Je me reconnais dans tout et dans rien.
Le vide est ma foi
et l’Humanité mon inconscience. Je m’invente des scénarios avec des
étiquettes pour être conforme aux normes mais, complètement amnésique
et réfractaire, je les oublie aussitôt. Pour être heureux, il « faut »
s’obliger à croire. Faut, faux, fosse à oubli des questions et doutes
qui grimpent dans le ventre et oxydent les résolutions. Je ne me
reconnais dans aucune terre promise et désir errer sans demander mon
chemin. Je jubile d’être perdu et comble de la mauvaise foi en tire
orgueil. Je suis affreusement perdu pour les autres, pour les chiens,
pour n’importe quel Dieu, …. Peut-être même défiguré. Le miroir social
n’est d’aucune utilité et seul les mots et les images dégueulés par le
cordon ombilical me jettent des cailloux blancs. Lapidation salutaire.
dimanche 6 avril 2008
Respect des normes

Ces adorables
peluches ont été enfantées par des ouvrières chinoises
bénéficiant des
avantages sociaux en vigueur dans notre pays. Ces jouets
sont livrés ventres fermés pour que vos enfants aient le plaisir de
les
ouvrir (instruments de découpes non-fournis). Les organes internes sont
conformes à nos normes sanitaires et bénéficies d'un service chirurgical
après-vente. Cet authentique fœtus, très décoratif dans son bocal de
formol, est garanti âgé de sept mois et exempt de toutes malformations
physiques et contaminations. Différentes couleurs de peau sont dispo-
nibles ainsi que le choix du sexe.
En vente exclusivement dans nos supermarchés.
vendredi 4 avril 2008
Début et fin

Il faudrait pouvoir bruler les visages adorés de notre enfance, oublier
les baisers de larmes, les caresses volées et la nostalgie des trains
qui partaient vers des destinations inconnues.
Peut être que, amnésique et vide, nous pourrions ainsi attendre
avec calme la mort.
vendredi 28 mars 2008
Contorsions

Mes creux sont des articulations usées par les positions foeutales
Mes genoux cerclés de rouge inclinent vers chaque partie de mes mains.
Mes dessous noirs conviennent aux caresses des écorces.
Mon ventre vêtue de blanc embrasse les lèvres saillantes
qui se dressent et protestent.
Enfant, j'avais des contorsions qui faisaient douter de mon existence.




