lundi 2 novembre 2009
DESHABILLE-MOI

Déshabille-moi, tu en as tellement envie ...
Déçu ?
Allons reprend-toi, c'est dans ton crane que loge mon apparence. Viens, tu verras le moment délicieux quand dépouillé de tes préjugés nos organes s'entremêleront.
vendredi 9 octobre 2009
MAGIE NOIRE

Regardez moi fixement
Dans quelques secondes, je sortirai de l'écran.
Éteignez vite votre ordinateur.
..........................
Vous n'y croyez pas ?
Alors malheur sur vous
je suis maintenant dans votre cœur
La veuve noire a la rancune meurtrière
et sa gangrène est magique.
Vos contractions osseuses me nourrissent
de vos rêves et ma salive en lèche les incinérations.
Ce que vous n'avez osé vivre, je l'accomplirai dans votre destruction.
dimanche 20 septembre 2009
sans issue

vendredi 4 septembre 2009
Tu enfanteras dans la douleur des morsures

Je suis fatigué de tous ces mots et ces morts. J'aimerais fermer les yeux et oublier.
Le sommeil est pire, toutes les bulles de souvenirs remontent à la surface et les noyés gonflés de questions ont des regards qui fixent le ciel avec obstination.
mardi 1 septembre 2009
PEUR

La révolte est paralysée par la peur, elle se tapie dans le ventre du sol, sous les pieds immobiles. Dis moi comment tu hurles quand tu sens l'avenir mourir ?
jeudi 27 août 2009
aquarium de vie

samedi 22 août 2009
acide
Pisser dans ta bouche
Te remplir d'un liquide qui te ronge
Découvrir tes os
Je sais maintenant qui tu es.
PUANTEUR
Quand je prie, je suis comme toi, je pue la même odeur d'encaustique des meubles rongés par la vermine, je marmonne des crachats entre mes mains jointes, je suinte dans les plis du pantalon une urine bénite et quand nos regards se croisent, je reconnais l'appel des chiens terrorisés prêts à être sodomisés pour sauver leur âme.
le sommeil du bourreau
Ce ne sont pas les cris d'un nourrisson qui se débat dans les barbelés, ni les supplications d'une femme trainée vers l'abattoir, ni les hurlements de terreur d'un homme avant l'empalement.
Non! Ce qui m'émeut est-ce qui craque entre les tenailles, la peau qui se détache avec un bruit de ventouse ou les yeux qui roulent en silence. Tous ces petits rien si intimes se sont incrustés dans ma boite crânienne et m'imbibent d'une musique toxique qui couvre mes insomnies. Si cette partition se tait, je tombe dans une mélancolie néfaste et le désir malsain d'un sommeil sans substance.
jeudi 2 juillet 2009
tu m'aimes ?

Fuir et revenir dans l'image, la cellule dans laquelle se joue un drame ; le théâtre de l'animal savant dressé à courir.
samedi 13 juin 2009
Toute la vie, j'attendrai ton retour

En t'attendant, je m'offre à tous les voyageurs. Chacun d'eux me parle de toi.
samedi 16 mai 2009
Dans tes yeux en décomposition, je lis notre histoire.

je lis dans tes yeux en décomposition la fin de notre histoire. Je pisse dans tes orbites mon indifférence pour en noyer à jamais tes souvenirs. Quand tu bruleras en silence dans ta nuit d'aveugle, je te pousserai sous un train. Celui que nous aurions dû prendre ensemble.
mercredi 15 avril 2009
sans fuir

dimanche 12 avril 2009
insurgéEs

vendredi 20 mars 2009
Crevez les yeux
Quand j’étais enfant, je crevais les yeux des mouches. Leurs vols libres et insouciants m’affectaient terriblement, ils me renvoyaient sans cesse à mon enfermement ; celui que j’avais construit sur les certitudes du savoir des livres. En heurtant les murs, j’espérais que mes mouches aveugles découvrent les prémisses de la conscience. J’aurais ainsi pu partager mes doutes et mon désarroi. Tant de questions me harcelaient. Les mouches ne furent pas très coopératives, à la moindre occasion, inconscientes de la vie et de la mort, elles s’échappaient par la fenêtre.
Mes animaux proches, par l’affection qu’ils me témoignaient, se portèrent spontanément volontaires pour être aveuglés. Percer les yeux du poisson rouge ne posa aucune difficulté, il était déjà habitué à tourner en rond dans son bocal et cela ne changea en rien son habitude. Le chat ne sortait que la nuit et me dit-il n’avait nullement besoin de ses yeux, sa lucidité sur les Êtres lui suffisait à trouver son chemin. Le chien accepta avec résignation, son manque de confiance en lui-même l’avait déjà rendu quasiment aveugle. Je ne sais de quelle déficience il avait la culpabilité mais il espérait de mon acte irrémédiable la rédemption de son état. Mon forfait salvateur accompli, mes compagnons ne furent affectés d’aucun regret, ni de cette mélancolie que la perte de la vision insinue parmi les hallucinés.
J’ai commencé à m’égarer dans mes révélations lorsque j’ai désiré en étendre à mes parents les bienfaits. Il me fallut l’aide d’un somnifère puissant, administré dans la liesse d’une bonne résolution, pour réussir à emporter leurs convictions et leurs yeux. Ils
n’eurent aucun besoin de se réveiller, je leurs avais offert la nuit éternelle dans laquelle ils pouvaient se fondre et se multiplier à l’infini. Je les enviais de pouvoir accoster l’inaccessible et de me laisser écartelé entre le désir de les rejoindre et la nécessité de continuer.
Sans doute, dois-je apparaitre comme un prosélyte malsain que de recommander à chacun de répandre le bien autour de lui et de joindre le
geste et la bonté dans la pratique de crever les yeux à son entourage. Mais, je peux vous assurer que tout ce qui est inscrit ne résiste pas à la disparition de la vision et que tout ce que vous saviez se dilue dans l’obscurité pour laisser place aux rêves ou aux cauchemars.
jeudi 19 mars 2009
LE RÊVE D'ICARE





